Reconnaitre les deux types de perfectionnistes
Le premier : celui qui s'épuise
Entêté, organisé, exigeant — ch… quoi. Mais personne ne naît avec le gène "organisé" : ce perfectionniste-là a simplement trouvé dans son idéal une source d'énergie. Il essaie, recommence, rectifie — sans relâche, même déçu, même en colère.
Ce qui le motive : — sentir qu'il progresse et maîtrise en profondeur — le processus autant que le résultat — une bonne note ne lui suffit pas s'il n'est pas satisfait de lui-même
Son problème : il peut s'épuiser, se perdre dans les détails et perdre de vue l'objectif. Être son parent n'est pas aussi simple qu'il y paraît.
Le second : celui qui évite
Lui aussi est perfectionniste — mais dans l'autre sens. Il préfère passer pour celui qui n'a pas fait plutôt que pour celui qui a mal fait. Non par incapacité, mais par peur du processus : comprendre, apprendre, faire, corriger, recommencer. C'est long, c'est fatiguant, et la montagne lui semble immense avant même d'avoir posé le pied dessus.
Au fond il croit qu'un élève qui réussit est intelligent — et réussit vite. Donc si c'est difficile, c'est qu'il n'est pas à la hauteur. Mieux vaut passer pour un flemmard que pour un idiot.
Ce qui le motive réellement : la reconnaissance. Exister aux yeux des autres, se sentir fort dans son groupe. Le résultat compte infiniment plus que le chemin. S'il pouvait avoir les bénéfices sans le travail, ce serait l'idéal.
Résultat : un jour invincible, le lendemain effondré. Un jour à calmer ses ardeurs, le lendemain à le sur-encourager. Épuisant.
Ce que les deux ont en commun
Les notes ne sont pas le problème — c'est ce qu'on en fait. Les bonnes notes motivent, les mauvaises dépriment, même quand il ne le dit pas.
Dans les deux cas, ce dont il a besoin est identique : apprendre à découper son travail en étapes, ne s'attacher qu'aux tâches qui concourent à l'objectif, et expérimenter que le chemin n'est jamais linéaire — et que c'est normal.
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